[ICT Media STRATEGIES] – À PROMOTE 2026, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a appelé à bâtir un système financier plus inclusif, plus transparent et plus résilient en zone CEMAC.

Présidant l’ouverture de la première Journée Promote de la Finance et du Développement, organisée par Le Financier d’Afrique, il a rappelé que la croissance de la CEMAC devrait ralentir à 2,9 % en 2026, contre 3,5 % en 2025. Ce recul s’explique notamment par la volatilité des matières premières, les tensions géopolitiques, les difficultés d’accès au financement, la faible diversification des économies et les aléas climatiques.

Pour le gouverneur de la BEAC, ce ralentissement rend urgente la densification de l’intermédiation et de l’inclusion financière. Au Cameroun, le crédit au secteur privé ne représente que 17,5 % du PIB, contre une moyenne africaine de 35 %. Autre alerte : les créances en souffrance atteignent environ 2 500 milliards de FCFA dans la CEMAC.

Face à ces défis, la BEAC et la COBAC ont engagé plusieurs réformes : relèvement du capital minimum des banques de 10 à 25 milliards de FCFA, mise à l’index des clients défaillants, création d’un bureau d’information sur le crédit avec l’IFC et mise en production de la centrale des risques bancaires.

Objectif : restaurer la confiance, assainir le marché du crédit, protéger les bons emprunteurs et permettre aux banques de financer davantage les PME, les entrepreneurs et l’économie réelle.
Yvon Sana Bangui a également appelé les banques à innover, les entrepreneurs à formaliser leurs activités et les pouvoirs publics à simplifier les procédures tout en allégeant les contraintes fiscales et administratives.

Son message est clair : la finance doit devenir un véritable instrument de développement, d’innovation et d’opportunités pour tous.

Par ICT Media STRATEGIES