[ICT Media STRATEGIES] – Présent au Forum économique de PROMOTE 2026, Didier Kinsoen, Directeur général de KMT, a présenté la montée en puissance du terminal polyvalent du port de Kribi et son rôle stratégique dans la transformation logistique du Cameroun.
Filiale du groupe philippin ICTSI, l’un des leaders mondiaux de la gestion des terminaux portuaires, Kribi Multipurpose Terminal (KMT) a démarré ses activités au dernier trimestre 2020, dans un contexte difficile marqué par la crise du Covid-19. Depuis, l’entreprise a connu une progression remarquable. Après seulement 26 000 tonnes manutentionnées lors de ses premiers mois d’activité, KMT est passée à 747 000 tonnes en 2022, 761 000 tonnes en 2023, près d’un million de tonnes en 2024, avant de franchir la barre de 1,275 million de tonnes en 2025.
Pour Didier Kinsoen, cette évolution confirme le positionnement croissant du port de Kribi comme plateforme portuaire stratégique. Avec ses 33 hectares, ses 615 mètres de quai, une profondeur de 16 mètres et la capacité de recevoir des cargaisons allant jusqu’à 80 000 tonnes, Kribi offre au Cameroun un avantage logistique majeur.
Mais le prochain défi est encore plus important : les flux miniers. Fer, bauxite et autres projets industriels en développement au Cameroun et dans la sous-région pourraient faire de KMT un point de convergence majeur pour les exportations minières.
« Les flux miniers ne constituent pas simplement une augmentation quantitative des volumes. Ils représentent un changement d’échelle », a averti Didier Kinsoen.
Ce changement d’échelle suppose des équipements adaptés, des surfaces de stockage dédiées, une meilleure planification et une coordination renforcée entre les acteurs portuaires, les industriels, les transporteurs et les pouvoirs publics.
Le dirigeant l’a clairement indiqué : « KMT n’est pas seulement dans une logique de croissance. KMT est dans une logique de transformation progressive pour accompagner les trafics de demain. »
L’enjeu est donc double : accompagner la croissance des projets miniers, tout en maintenant la fluidité, la sécurité et la performance des autres trafics traités par le terminal polyvalent.
Pour Didier Kinsoen, le port ne se limite pas à ses quais ou à sa profondeur nautique. « Un port se définit aussi par la qualité de ses services, la disponibilité de ses espaces, la performance de ses opérateurs et la fluidité de ses accès », a-t-il rappelé.
À travers cette ambition, KMT veut passer du statut de terminal polyvalent à celui de plateforme structurante pour les flux industriels et miniers. Un positionnement qui pourrait faire du port de Kribi l’un des leviers majeurs de la transformation économique du Cameroun et de la sous-région.
Par ICT Media STRATEGIES





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