[ICT Media STRATEGIES] – À PROMOTE 2026, la première édition de la Journée Promote de la finance et du développement, organisée par le journal Le Financier d’Afrique, a ouvert un débat stratégique sur l’avenir du système financier en zone CEMAC : comment en faire un véritable levier de transformation économique, d’inclusion financière et de financement productif ?

Devant le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, des représentants du ministère des Finances, des institutions communautaires, des banques, des établissements de microfinance, des sociétés de bourse, des sociétés de gestion de portefeuille, des assurances et d’autres acteurs du développement, Boniface Tchuenkam, promoteur de l’initiative, a donné le ton.

Pour lui, cette journée dépasse le cadre d’un simple forum sectoriel. Elle ambitionne de devenir un rendez-vous annuel de dialogue, de propositions et de synergies entre les acteurs de l’écosystème financier régional.

« Cette journée va au-delà d’un simple forum sectoriel. Elle ambitionne de se pencher sur les préoccupations communes des acteurs financiers afin de proposer des pistes de solutions et surtout de créer des synergies », a-t-il déclaré.

Placée sous le thème « Comment densifier l’intermédiation et l’inclusion financière en zone CEMAC », cette première édition intervient dans un contexte où de nombreux entrepreneurs peinent encore à accéder au crédit, tandis qu’une partie importante de la population reste éloignée des services financiers formels.

Boniface Tchuenkam estime que l’inclusion financière ne doit pas se limiter à l’ouverture de comptes ou à la digitalisation des paiements. Elle doit surtout permettre de soutenir la production, l’investissement, l’entrepreneuriat et la création d’emplois.

« La qualité d’un système financier se mesure moins à l’abondance de ses ressources qu’à sa capacité à orienter efficacement l’épargne vers l’investissement productif, à accompagner les entrepreneurs et à offrir à chaque citoyen les moyens de participer pleinement à la vie économique », a-t-il affirmé.

Il a également attiré l’attention sur la montée en puissance des OPCVM et des sociétés de gestion d’actifs financiers. Selon lui, ce sous-secteur constitue l’une des évolutions les plus prometteuses du marché financier de la CEMAC. Le portefeuille des actifs en gestion serait passé de 623 milliards de francs CFA en 2023 à 1 441 milliards de francs CFA en 2025.

Boniface Tchuenkam a aussi plaidé pour une meilleure intégration financière horizontale en zone CEMAC, à travers la création, au sein de la BEAC, d’un guichet d’opérations intersectorielles. L’objectif : rapprocher les banques, les établissements de microfinance, les sociétés de gestion, les assurances et les autres acteurs du financement afin de mieux répondre aux besoins des entreprises, des investisseurs et des populations.

Autre enjeu majeur : l’emploi des jeunes. Pour Boniface Tchuenkam, le développement des nouveaux métiers de la finance, notamment dans la gestion d’actifs, la bourse, l’analyse financière, la microfinance modernisée et la finance digitale, peut ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.

En lançant cette Journée Promote de la Finance et du Développement, Le Financier d’Afrique veut inscrire ce rendez-vous dans l’agenda économique du Cameroun et de la sous-région. Un hommage a également été rendu à Pierre Zumbach, fondateur de PROMOTE, à travers la première cuvée des ambassadeurs PROMOTE baptisée « Promotion Pierre Zumbach ».

Le message central est clair : l’avenir économique de la CEMAC dépendra aussi de sa capacité à mieux connecter l’épargne, les marchés financiers, les banques, les entrepreneurs, les jeunes et les citoyens, afin de faire de la finance un véritable outil de transformation, d’inclusion et de développement.

Par ICT Media STRATEGIES