[ICT Media STRATEGIES] – Lors du Forum économique de PROMOTE 2026, Vincent Kouete, secrétaire général du Syndicat des industriels du Cameroun (Syndustricam), a livré une analyse directe sur les opportunités que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre aux entreprises camerounaises.

Pour lui, la ZLECAf offre au Cameroun une triple possibilité : produire, transformer et rayonner. Mais cette opportunité ne sera réelle que si le pays parvient à renforcer sa compétitivité industrielle, logistique et commerciale.

« Le Cameroun a l’occasion, à travers cet accord, de produire, de transformer et de rayonner », a-t-il indiqué.

Vincent Kouete rappelle que le Cameroun dispose d’atouts importants : une position stratégique au cœur du golfe de Guinée, les ports de Douala et de Kribi, des corridors régionaux, une base industrielle diversifiée, un marché intérieur significatif et d’importantes ressources naturelles.

Mais ces atouts ne suffisent pas. Ils doivent être soutenus par un environnement des affaires plus efficace, des financements adaptés, une énergie disponible, des infrastructures fiables et des politiques économiques cohérentes.

« Créer des opportunités ne suffit pas. Il faut que l’environnement des affaires suive l’opportunité », a-t-il averti.

Le secrétaire général du Syndustricam insiste également sur les défis qui freinent encore les entreprises : les barrières non tarifaires, les tracasseries administratives, le coût de la logistique, l’accès difficile au financement, la faible transformation locale et la fuite des talents.

À ses yeux, la ZLECAf ne doit donc pas être présentée comme une opportunité automatique. Elle sera aussi un test pour les économies africaines.

« La zone de libre-échange continentale est un révélateur. Elle ne crée pas la compétitivité, elle révèle le niveau de compétitivité », a-t-il souligné.

D’où son appel à clarifier les priorités du Cameroun : devenir une puissance industrielle, agroindustrielle, logistique, énergétique ou financière. Pour Vincent Kouete, le pays doit choisir ses ambitions et se donner les moyens de les atteindre.

« Si vous êtes prêts, vous profitez. Si vous n’êtes pas prêts, vous êtes dépassés », a-t-il prévenu.

Son message est clair : la ZLECAf sera gagnée par les entreprises capables de conquérir les marchés régionaux, à condition que l’État accompagne ses champions nationaux.

« La zone de libre-échange ne sera pas gagnée par les États. Elle sera gagnée par les entreprises, mais les États devront gagner en accompagnant ces entreprises », a-t-il conclu.

Par ICT Media STRATEGIES